• Le JOKARI

    Un article de Loupzen

    Le  JOKARI

     Une balle innocente est reliée à un socle posé sur terre, par un long élastique… puis une main vient frapper cette balle pour l’envoyer ‘valdinguer » dans le futur.  

    Non contente d’être renvoyée à ses chères études (formule consacrée pour signifier à quelqu'un qu'il faut relire sa copie ) la balle revient vers lui, pour être frappée à nouveau...si c’est pas du masochisme !

    On a beau avoir une ouverture d'esprit permettant à un chameau de passer dans le chas d'une aiguille, faut oser  bis repetita placent.

    Et vous à la place de cette balle qu'auriez vous fait.. ?.

    Pour ma part je ferais remarquer à ce fou du volant (nom donner à la balle dans le jeu de Badminton ) que contrairement à son passe-temps préféré, il n y a personne pour me renvoyer vers lui.

    Et c'est tant mieux ! les coups, plus tu les évites mieux tu te portes. De plus je lui ferai le coup de l 'élastique qui pète..le gag quand je rentrerai en contact avec la bagnole du furieux d'à coté....pour le fun, je serai capable de ricocher.

    Cette messagère du moment présent nous revient chargée de futur, avec un air narquois : '' eh bien, tu m’as chassée de ton présent avec perte et fracas, je te reviens remplie d’un futur que je ne te divulguerai pas''.Quelle audace et quel fichu caractère. Avez vous remarqué qu'une balle fait ce qu'elle envie de faire c’est à dire manquer son but ou l'atteindre quand çà l’arrange.

    Le coup et donné la balle dans la nature est lâchée...il faut attendre son retour comme le dit la chanson «  j’attendrais le jour et la nuit, j'attendrais toujours ton retour ».

    Des balles, j'en ai connues. Leurs existences n'est pas si tranquille ,Elles m'ont toutes raconté leurs histoires.

    Mal traitées et foulées au pied par des footeux de toutes les couleurs, elles finissent maudites au fond d'une cage alors que le portier chargé de leur sécurité s'est montré incapable de leur barrer l'entrée.

    Élevées au rang d'obscur objet du désir masculin, après avoir été plaquées, mises en touche, après un passage sous les fourches caudines elles finissent écrasées par un Brutus ne manquant pas de faire-play sur fond de « crunch ».

    D'autres, de race blanche et de petite taille, ''so britich » fréquentent le summum

    des gazons anglais se donnant rendez -vous à ''TEE-TIME'' ne boudent pas de faire un petit tour dans les bois en compagnie d’un Tigre (TIGERWOOD...of course ).

    On dit : jeu de main, jeu de vilain ». Ce sont ces mêmes vilains qui ont interrompu un Royal sport ''le jeu de paume'' coupant court à l'avenir de ce jeu …..une révolution en quelques sortes.

    Venue du fond des ages grâce à un faux rebond et exportée aux Amériques par des ''basques bondissants'' la chistéra '' nous ramena une balle de son aux frontons des Pyrénées. ''L'Euskal pilota'' et ses cousines sont semblables au caractère des joueurs : noyau dur enrobé de matériaux exclusivement locaux made in «Euskal Herria » .

     

    Et puis, des cousines lointaines, enfermées dans leurs cartouches qui n'attendent qu'une seule chose, passer à la prospérité d'une façon ou d'une autre.

    Elles sont aux ordres d'un homme, d'un destin, pour défendre une nation ou assouvir les bas instincts d'un tyran.

    L'une d'elles brisera net un rêve au somment d'une barricade, mettra fin à la souffrance d'un amoureux déçu,libérera un peuple de l'emprise d'un tyran ou fera d'un inconnu le martyr que tout un pays vénère.....Quel étrange destin pour une balle.

    Attendre, attendre je préfère surprendre pour me trouver là ou les autres ne m’attendent pas....quitte à être surpris de ne trouver personne et porte close à mon arrivée....il faut savoir ce que l'on veut et

     J’ai compris que les voyages ne garantissaient pas toujours la jeunesse, à en voir la gueule de mes pneus et l' état de mon auto, mais qu’il suffisait d’un mot pour entreprendre un long voyage, alors que l’immobilisme me préparait à une vie de statue de sel.

      Me surprendre…. et être surpris : il y a des jours, des mois, des années interminables où il ne se passe presque rien. Il y a des minutes et des secondes qui contiennent tout un monde. (Jean d’Ormesson )

      L’enseignement et l’instruction me font cruellement défaut pour emprunter à autrui ce que je ne puis comprendre.

      Les uns se gargarisent de citations qu’ils alignent comme les grains d’un chapelets au pied d’un calvaire qu’ils ne pourront surmonter, d’autres glissent sur ce monde comme un surfeur qui attend la vague complice qui le mènera sur la plage parmi les rires et les bravos, ou dans les abysses d’un monde moderne qui ne leur convient pas.

     Cette si belle langue française que vos ancêtres ont eu tant de mal à faire pénétrer dans nos têtes ornées de bonnets d’âne, est entrée à coups de règles grammaticales et à coups de règles sur les doigts, pour que ces dernières soient apprises, récitées à leur tour sur le bout des doigts.

    Pourtant j’ai suivi Jean Anthelme Brillat-Savarin lorsqu’il professait  : Je suis intimement persuadé que la langue française, dont je me sers, est comparativement pauvre. Que faire en cet état ? emprunter ou voler ? .

      ..J’aurais pu alors lui rétorquer : non il faut la transformer !

    Je cherche en vain des raisons d’écarquiller les yeux, de m’esbaudir sur un effet de plume d’écrivain, de piaffer d’impatience comme un jeune marié devant un zip récalcitrant, d’éviter de justesse la camisole que les gens « biens comme çà faut» voudraient me faire porter parce que je trouve un matin beau à couper le souffle, un rock ‘n’ roll sublime et digne d’être interprété par le grand et talentueux Pavarotti, et de m’effondrer conquis après qu’un de mes petits m’ait appelé : « mon papy ».

    Nous n’avons plus de héros, nous n’avons plus de maîtres. Nous avons remplacé la surprise par la fatigue et l’admiration par le ricanement.

    Nous n’osons plus aller à la découverte des autres, l’art de la critique est élevé au rang des arts et métiers d’Avenir. Gravir une échelle propre à nos valeurs en montant sur la tête des autres .Pourquoi ne pas écraser leurs pieds ? C’est plus simple pour arriver à rien….. mais tout seul.

    Cette balle à laquelle

    Chacun est prisonnier de sa famille, de son milieu, de son métier, de son temps. À une autre époque il se disait que le temps ne faisait rien à l’affaire, qu’on soit jeunot ou grand père, entre nous pas de controverses….(Brassens)

    «Le comble du moderne, c’est à la fois de passer pour rebelle, d’avoir le pouvoir et d’être plein aux as. Ah ! Bravo ! Quel chic ! Être résolument moderne est une tentation que j’ai fini par repousser. Pour la bonne raison que le moderne sent déjà le moisi». Jean d’Ormesson

      Je suis viscéralement opposé à cette notion :

      A chaque jour suffit sa peine… pourquoi écrire serait il devenu une punition ?

      Je veux désormais étancher ma soif de liberté en écrivant maintenant ce que je n’ai su et pu dire avant.

     Je ne suis pas un assassin des mots des autres, encore moins un spadassin, dissimulé dans une ombre propice, pour porter un coup fatal sous forme de critiques à un beau texte qui passait par là…

      Cyrano s’en est chargé bien avant moi


  • Commentaires

    1
    Dimanche 11 Novembre à 15:44

    pas mal j 'aimais ce jeu sur la plage

    en effet le futur et si on savait

    bon pour moi sa roule et je m ennuis pas

    donc pas besoin de savoir

    bizou a toi

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